Une couche de chocolat brillante qui descend doucement sur une crème blanche et légère : le gâteau qui pleure, aussi appelé Ağlayan Pasta, ne passe pas inaperçu sur la table du goûter. Ce dessert turc réunit tout ce qui fait craquer les amateurs de douceurs très gourmandes : un biscuit cacao moelleux, généreusement imbibé de lait, une crème fouettée aérienne et une sauce chocolat qui coule à chaque coupe. C’est le genre de gâteau simple à préparer pour recevoir, pour un dimanche pluvieux de début d’automne ou juste pour changer du fondant habituel. Son vrai charme tient à ce contraste entre le moelleux très humide du biscuit et la crème fraîche et douce qui fond en bouche.
Les ingrédients
- 4 œufs
- 150 g de sucre en poudre
- 120 g de farine
- 30 g de cacao en poudre non sucré
- 1 sachet de levure chimique
- 1 pincée de sel
- 250 ml de lait entier
- 300 ml de crème liquide entière très froide
- 100 g de mascarpone
- 40 g de sucre glace
- 1 cuillère à café d’extrait de vanille
- 200 ml de lait pour la sauce
- 100 g de chocolat noir pâtissier
- 20 g de cacao en poudre non sucré pour la sauce
- 30 g de sucre en poudre
- 10 g de maïzena
Les étapes
Fouetter les œufs avec le sucre jusqu’à obtenir une préparation claire et mousseuse, puis incorporer la farine, le cacao, la levure et le sel. Verser dans un plat beurré d’environ 20 x 30 cm et cuire à 180 °C jusqu’à ce que le biscuit soit juste cuit, sans le laisser sécher. Dès la sortie du four, piquer toute sa surface avec une fourchette et verser progressivement les 250 ml de lait : c’est ce bain qui donne le biscuit cacao ultra fondant. Laisser refroidir complètement. Monter ensuite la crème froide avec le mascarpone, le sucre glace et la vanille, puis étaler cette crème fouettée bien épaisse sur le biscuit froid. Pour finir, faire chauffer le lait, le sucre, le cacao et la maïzena en fouettant, ajouter le chocolat noir hors du feu et laisser tiédir avant de napper le gâteau.
Le secret d’une sauce chocolat qui coule à chaque part
La sauce ne doit surtout pas être versée brûlante sur la crème, au risque de la faire fondre et de perdre les jolies couches du gâteau. Elle doit être tiède et encore fluide, avec une texture proche d’un chocolat chaud un peu épaissi. Si elle semble trop dense après refroidissement, il suffit d’ajouter une ou deux cuillères de lait chaud et de mélanger. Le gâteau qui pleure se sert idéalement après quelques heures au réfrigérateur, bien frais, afin que le lait imprègne le biscuit et que la crème se tienne. Quelques copeaux de chocolat, des noisettes torréfiées ou une pincée de noix de coco râpée apportent un croquant gourmand très agréable. Il se conserve couvert au frais pendant deux jours, mais la sauce reste plus coulante le jour même.
Entre le biscuit imbibé de lait, la crème légère et la cascade de chocolat, ce dessert transforme des ingrédients très simples en gâteau de fête. À servir en parts généreuses après un repas familial ou pour un goûter qui fait vraiment son effet, il mérite largement de remplacer le fondant classique. Et si le prochain dessert du dimanche devenait lui aussi un peu plus coulant ?

